unknowns ouvre un nouveau chantier d'observation : la place réelle des outils d'IA souverains dans le quotidien des Français. Le débat sur la souveraineté numérique se joue d'ordinaire au niveau des sommets, des réglementations et des infrastructures. Nous faisons l'hypothèse qu'il se joue tout autant (peut-être surtout) dans une succession de micro-gestes : quel outil on ouvre le matin, quel réflexe on laisse s'installer, à quel moment on choisit la familiarité plutôt que tout autre critère.
C'est précisément ce que les données disponibles ne regardent pas. On mesure des intentions, des parts de marché, des opinions sur la souveraineté. Personne n'observe le geste lui-même : l'écart, s'il existe, entre ce que les gens disent vouloir et l'outil qu'ils convoquent réellement, sans y penser.
Nous n'avons pas encore de réponse. C'est un terrain que nous commençons à explorer, avec la même méthode que le reste de l'observatoire : observer les pratiques réelles avant de les commenter. Parce qu'avant de vouloir déplacer un réflexe, encore faut-il l'avoir compris.